• Mélodie Béliveau

L’angoisse de séparation… de maman !

"Comment vais-je faire pour retourner travailler ?"

Quand j’étais enceinte, je comptais les dodos jusqu’au moment ou je pourrais enfin te prendre dans mes bras et te regarder. J’avais si hâte à cette année complète ou j’allais pouvoir être « seulement ta maman ». J’ai rêvé de toi si longtemps que je comptais bien profiter de chaque minute, et jusqu’à présent, c’est ce que j’ai fait !

Maman et bébé collé-collé

Assez protectrice de nature, dans les premières semaines, je ne voulais pas que personne ne te prenne à moi. Puis, les grands mois d’hiver sont arrivés et les visites se sont faites plus rares. Ensuite, la pandémie nous est tombée dessus, donc plus de visite du tout. Ton papa travaillant beaucoup même en temps de Covid-19, ce n’était que toi et moi, et ça m’allait. Je te regarde, je te berce, on joue ensemble et le temps file à tout allure. On m’avait bien avertie que le congé de maternité passait trop rapidement, mais maintenant que j’en suis plus qu’à la moitié, j’angoisse. J’angoisse parce que tu auras bientôt 7 mois et dû aux circonstances, je ne t’ai jamais laissé. Enfin peut-être 2 ou 3 fois, mais pas plus de 30 minutes total. Du coup, pour le moment, il m’est encore inconcevable de partir une journée entière sans toi.

Comment vais-je faire pour retourner travailler ?

Outre le fait que tu me manquerais terriblement, je t’allaite encore aux 2 heures ! Étant ton garde-manger personnel, je ne vois pas comment je pourrais partir ailleurs sans toi. Quand même, je dois me faire à l’idée, maintenant que le confinement est presque terminé, il faudrait que je commence à te quitter tranquillement pour que tu t’y habitue. La galère c’est que, pour toi, le moment est critique également, car il semblerait que l’angoisse de séparation pour bébé se passe vers ces 7 ou 8 mois. C’est ce moment ou tu réalises que toi et moi ne formons plus un. Tu réalises donc que je peux te quitter et ça te terrifie. Alors que faire ? J’essaie de t’écouter, de voir les signaux que tu m’envoie, car je ne veux ni te brimer ni affecter ton sentiment de sécurité si précieux à ton développement.

Dans l'attente d'une solution

Je me dis, comme je me le disais quand tu avais à peine un mois, un jour je ressentirai le besoin de prendre quelques minutes pour moi et te laisser aux bons soins d’une autre personne. Pour l’instant, je n’ai pas encore ressenti ce besoin. En attendant, je te regarde grandir à vitesse grand V et je souhaite avoir la chance d’être présente chaque jour pour regarder et découvrir tes prouesses. Je n’ai toujours pas trouvé de solution miracle, mais j’y travaille !

Certaines mamans vont me comprendre et d’autre me trouveront tellement intense, mais que veux-tu, ma journée est plus belle quand tu es là. Chaque matin, je me réveille près de toi et je me surprends à penser « Une autre belle journée avec ma petite fleur ». Je ferai tout pour être à tes côtés le plus souvent possible car, tu n’as pas changé ma vie, tu es devenue ma vie.

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