• Mélodie Béliveau

Le sexe postpartum. OK, mais quand?

"Entourée de mon oreiller de grossesse que mon homme surnomme « la muraille de chine », je regarde mon adonis au loin et je me dis que des câlins me feraient du bien. Puis, je penche la tête vers ce petit ange blotti sur moi."

Le sexe, tout le monde le dit, c’est différent avec les enfants. Je ne me posais pas trop de questions puisque je suis du genre à en redemander. Avec une petite fille d’à peine 2 mois, j’en viens à me demander le sexe postpartum OK, mais quand ?

J’ai un bébé à bras, curieux et surtout très actif. C’est un miracle si on la voit dormir alors j’essaie tant bien que mal de suivre le conseil « dors quand le bébé dort ». Heureusement pour moi, elle dort principalement la nuit; la nuit, dans mes bras! Ce qui complique considérablement les choses. Pour ceux qui me disent de la déposer dans son lit un peu, je vous réponds en riant « j’ai déjà tenté, merci. Elle se réveille en 5 minutes donc on n’est pas plus avancé! »

Je ne suis pas une de celle qui a testé l’amour pour déclencher le travail. Grosse comme une baleine, je ne le sentais pas trop.

Je me disais que si le goût n’y était pas, c’était que ce n’était pas la chose à faire. Ça fait donc 4 mois qu’il ne s’est rien passé. Mon chum, parfait comme il est, ne m’en parle jamais. Il me laisse revenir vers lui à mon rythme. Autant je l’apprécie, autant mon cerveau de femme ne peut s’empêcher de se poser des questions. Soit il voit quelqu’un d’autre, soit il a les couilles bleues ou soit il a le poignet solide! J’opte définitivement pour la dernière option! Quand même, je me dis qu’il est temps et je me redemande : le sexe postpartum OK, mais quand?


On laisse faire le «sex-appeal»


Je dors habillée maintenant. Pas de choix, quand bébé pleure la nuit, il faut être prête à partir! Pas le temps d’enfiler quelque chose si on ne veut pas réveiller la maisonnée.


En plus, j’allaite au 2 heures donc je fais pas mal office de téton géant, et ce même pour mon chum.

Je le sais parce qu’après une douche de 2 minutes 45 secondes, j’entends la petite pleurer et mon copain me crier « je pense qu’elle a faim ».

Ah et aussi, je sens le vomi. Entre les innombrables boires, régurgitations et ma petite douche rapide digne de Flash Gordon, je confirme que la majorité de la journée, c’est l’odeur de vomi qui l’emporte. J’imagine que ce n’est pas très attirant. Ça et mon éternel pyjama. Tant qu’à rester à la maison, autant être confortable! Au moins, je ne m’en fais pas trop pour mes livres en trop. Papa ayant fait une grossesse sympathique, on est dans le même bateau!


J’ai aussi quelques peurs.


Après mon accouchement, j’ai peur. Peur que ça fasse mal à cause de mon rafistolage. En même temps, je me dis qu’un bébé est passé par là donc il ne devrait pas y avoir de problème. Mais qu’est ce que tu veux, le cerveau des fois... Et si elle pleure pendant l’acte?


Je sais que je ne pourrai pas la laisser pleurer juste pour combler notre désir.

En même temps, je me dis que de toute façon un bébé qui hurle c’est assez « tue-l’amour ».

J’essaie de ne pas me laisser influencer par ces mamans qui reprennent leurs activités sexuelles 2 jours après l’accouchement ou ma sage femme qui me parle de contraception 6 semaines post-partum. Je me dis que le moment viendra. Pas juste parce que je veux une grande famille, mais au-delà de ça, j’ai besoin de retrouver mon homme.

Entourée de mon oreiller de grossesse que mon homme surnomme « la muraille de chine », je regarde mon adonis au loin et je me dis que des câlins me feraient du bien. Puis, je penche la tête vers ce petit ange blotti sur moi. Elle semble avoir retrouvé son paradis dans mes bras. Je n’ai pas le coeur à la déposer.

Alors à 4h du matin après un boire, un changement de couche, un vidage de nez et une marche de 45 minutes pour essayer d’endormir bébé qui dors maintenant paisiblement dans mes bras, j’écris ces lignes et me demande : le sexe postpartum OK, mais quand ?

P.-S. Pour celles qui se demandent comme c’est terminé cette nuit-là... J’ai finalement eu le courage de déposer la petite à côté de moi et aller me blottir contre mon homme. En lui donnant quelques bisous dans le cou, la seule chose que j’entendais c’était les gros pètes de ma fille. Le fou rire m’a pognée. De toute façon, mon 5 minutes était écoulé; elle était réveillée!

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